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6x1 - Destination finale
Mardi soir sur ABC, 24 heures plus tard sur TF1 Vision, Lost entamait la sixième et dernière saison de son histoire, avec un double épisode intitulé "LA X". "LA X", comme le nom de l'aéroport de Los Angeles où aurait dû se poser il y a six ans de cela le vol 815 d'Oceanic en provenance de Sydney . "LA X", comme dans "This doesn't look like LA X", réplique historique grommelée dans le final de la saison 5 par un Sawyer déçu que l'explosion de la bombe (supposée mettre fin au bazar temporel et empêcher le crash de l'avion) ne porte pas ses fruits...
Notre avis : C'est avec une joie féroce que les Lost-addicts que nous sommes retrouvaient cette semaine leur show favori. Une séquence pré-générique magistrale et anthologique, faisant le grand écart entre clins d'oeil pour initiés (Jack souriant à l'hôtesse de l'air en se resservant une vodka, oui, comme au premier jour) et shocker dantesque (une inoubliable balade aux fonds des mers), annonçait que, cette année encore plus que les précédentes, le spectacle sera des deux côtés de l'écran. De notre côté, c'est simple : trépignements, cris de bonheur puis d'effroi, applaudissements frénétiques, ravissement (quasi) total. Plus coton en revanche de décrire ce qui se joue de l'autre côté ; le désordre temporel s'est calmé, certes, mais c'est pour mieux laisser les magiciens Carlton Cuse et Damon Lindelof sortir de leur chapeau un nouveau tour de passe-passe narratif : l'instauration de deux espaces-temps parallèles et concurrents, entre lequels le récit navigue tandis que notre raison chavire...

Pour le reste, dans le droit fil de la saison 5, Lost nous a fait du... Lost. C'est à dire que, durant 90 trépidantes minutes, il y avait ici à boire et à manger, des réponses aux questions que l'on se posait hier et de nouvelles questions auxquelles il faudra répondre demain, le dévoilement tant attendu de quelques pièces maîtresses d'un puzzle mythologique toujours plus vaste (le Temple !), des informations d'importance sur le Smoke Monster, des revenants (Charlie, Boone, Claire... welcome back), des petits nouveaux, quelques scènes franchement ratées (l'évasion de Kate, qui rappelait les pires flash-backs de la saison 2) et d'autres magnifiques de douleur rentrée, comme cette "première" conversation entre Locke et Jack dans un aéroport, au bureau des objets perdus... Les références à la première saison abondent, signifiant que Lost vient d'entrer dans son crépuscule. Certes. Mais l'avalanche traditionnelle de péripéties et de rebondissements affirme dans le même temps que le show entend bien rester, jusqu'à son terminus, ce roller-coaster ludique et infernal duquel il est impossible de s'échapper. Ne reste plus à la série qu'à "tenir la note" jusqu'au bout, jusqu'à un final qui sera à n'en pas douter l'évenement télé le plus avidement scruté de l'année. Rendez-vous mi-mai, dans 16 épisodes très exactement.
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