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Critiques

Sons of Tucson
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1x1 - Le papa le moins strict du monde

Nouvelle comédie de Fox, Sons of Tucson se présente comme la rencontre de l'humour potache de Reaper (Le Diable et moi) - dont elle arbore en vedette un des acteurs, Tyler Labine - avec la comédie familiale déjantée type Malcolm. Et on retrouve d'ailleurs Justin Berfield, costar de Frankie Muniz à l'époque dans le rôle du frangin demeuré Reese, en producteur de cette nouveauté.

L'histoire : Ron est un fieffé glandeur. Vendeur dans une boutique à faire passer le Buy More de Chuck pour une épicerie fine, criblé de dettes, menteur pathologique, il vit en SDF dans sa voiture. Il accepte l'offre de trois gamins de se faire passer pour leur père auprès des services sociaux, moyennant finance, pour leur éviter un placement en famille d'accueil. Leur géniteur, en effet, croupit en prison pour escroquerie et leur a laissé une maison et un petit pécule. 

Notre avis : Blâmons la bande-annonce, refrain connu pour les comédies, mais une fois encore, celle-ci nous avait promis bien plus que ce que démontre ce pâle pilote de Sons of Tucson. Tous les gags y étaient déjà et, délayés sans conviction sur une demie-heure, ils peinent à faire sourire. Postulat maigrelet, écriture convenue, mélange laborieux de slapstick préhistorique et de comique de situation paresseux, interprétation tâtonnante chez les enfants, mais aussi, plus grave, de la part de la star Labine dans un registre trop similaire à celui qui était le sien dans Reaper... Sons of Tucson est un encore bien chétif challenger pour convoiter sérieusement la ceinture de successeur de Malcolm, propriété de The Middle (ABC). En l'état, la série laisse surtout augurer d'une relecture dispensable de Denis la Malice avec ses trois chenapans faisant souffrir un Monsieur Martin/Ron déjà assez gaffeur comme ça. Mais il ne s'agit là que d'un pilote et il faudra donner sa chance à ce quatuor parti pour se fourrer dans le pétrin avec on l'espère, plus d'imagination.