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Dollhouse
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2x1 - Dollhouse S2 : Poupées de chair, poupées de sang

Séduit par une première saison qui démarrait laborieusement pour se terminer en feu d’artifice, émoustillé par les perspectives entrevues dans l’épisode 13, on attendait forcément beaucoup de la suite.

L’histoire. Ballard garde le silence sur la dollhouse. En échange, l’agent du FBI a obtenu qu’Echo, programmée pour être sa partenaire, l’aide à coincer un marchand d’armes. Une mission à long terme, puisque la doll doit se faire épouser par l’homme à abattre.

Notre avis. On s’attendait à retrouver la dollhouse en équilibre précaire entre le présent et le futur esquissé dans l’épisode 13, Epitaph One. Mais Joss Whedon ne joue pas la rupture, il assure la continuité. Comme dans la saison précédente, ce nouveau volet essaye de combiner au mieux les missions ponctuelles d’Echo et la construction transversale d’une mythologie. L’assemblage est toujours légèrement mal cousu, mal foutu, brillant par moment, brouillon à d’autres. Ça pèche surtout du côté de l’intrigue bouclée : l’opération d’Echo pour faire tomber le criminel devenu son mari (Jamie Bamber de Battlestar Galactica), mal introduite et trop vite emballée, sème la confusion. Seul intérêt : la collaboration d’Echo avec Ballard souligne une fois de plus l’ambiguïté du flic, protecteur et client, voyeur potentiel. Mais globalement, la série perd ses moyens dès qu’elle sort de la dollhouse (même si l’on mise beaucoup sur le rôle du sénateur interprété par Alexis Denisof).

En revanche, ce qui se passe à l’intérieur est toujours aussi beau et passionnant. Coupé du monde, mais pas complètement (les allusions aux Jonas Brothers et à Twitter inscrivent bien la série dans sa contemporanéité immédiate, ce qui la rend d’autant plus excitante), on évolue dans un univers plus "kdickien" que jamais, où l’identité glisse entre les doigts. C’est là que Dollhouse se tisse, au fil de dialogues réversibles. Au milieu de cette toile d’araignée flamboie Amy Acker, qui terrasse Eliza Dusku de sa beauté et de son talent. Saunders, qui sait désormais qu’elle est le fruit d’une programmation, provoque son créateur : « Comment exister ? » Et Topher, fasciné, de contempler sa créature lui échapper, prendre le recul qui n’était pas prévu, là où se loge la possibilité de l’amour et de la haine (référence, fugitive, à La Fiancée de Frankenstein) Lui, candide dans le mal. Elle, sublime dans le vertige. Leur face à face tragique est le clou de l’épisode.

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