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Critiques
2x25 - Gossip Girl : Bilan saison 2
Les attentes : Oui, on avait adoré la première saison de Gossip Girl, ses intrigues de palais, son goût de chantilly maison, son sens de l’étiquette, ses robes de princesse, sa collection de serre-têtes qui brillent, sa BO excitante, son papa rocker tellement ringard, son érotisme preppy, ses répliques bitchy, sa mise en scène grandiloquente, et surtout sa mère supérieure en bas de soie, l’indémodable Blair Waldorf. On en voulait encore.

Le bilan : Cette saison commençait sous les meilleurs auspices, avec deux épisodes tournés aux Hamptons quand l’été touche à sa fin, baisers salés, peaux caramel et costumes blancs. De retour en ville, business as usual : Dan Humphrey trouvait ses conseils de plume auprès de Jay McInerney, Nate Archibald ravissait le corps d’une MILF puis le cœur de Vanessa avec une classe toute versaillaise, Serena Van der Woodsen dévorait innocemment des fraises trop mûres et nouait ses cheveux avec sa cravate de lycéenne, Jenny Humphrey cousait des robes démentes en une heure et devenait de plus en plus méchante, Chuck Bass passait ses nuits en garde à vue ou dans des draps de satin sans jamais changer d’expression, Blair Waldorf esclavagisait gentiment sa bonne, faisait la roue pour être admise à Yale et arpentait les couloirs de son royaume en habit de polo… Ça complotait sévère, ça changeait de tenue dix fois par jour, ça mangeait du saumon sauvage au petit déj’: tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. On avait même le plaisir d’apprendre que Sarkozy était nul en french kiss !
Sur le bûcher des vanités, rien n’était plus passionnant à voir se consumer que les cœurs récalcitrants des amants terribles Chuck et Blair, constamment grotesques et savoureux dans leurs pauses de boudoir et leur cynisme ostentatoire. Cette fois, c’était elle qui refusait obstinément de concéder les mots d’amour qui le sauverait enfin de la haine de lui-même. Tragique. Un bal sans lendemain, une étreinte inaboutie : les plus belles scènes étaient toujours pour eux, à la frontière du ridicule, et parfois bien au-delà (Chuck dans une fumerie d’opium).
Grosse déception : après le pivot du milieu de saison (une mort inattendue), le grand bain de frivolité se transforme en désert d’ennui. À partir de l’épisode 15, y’a plus rien ni personne. Répétition des mêmes enjeux, valses amoureuses qui tournent en rond, épisodes mal dialogués et mal montés, réalisation mollassonne, sentimentalisme niais… Même la costumière est partie en vacances (un fourreau bleu électrique pour la remise des diplômes, Serena, vraiment ?). Il n’y a guère que le retour de Michelle Trachtenberg en enfant de chœur diabolique et l’amorce d’un éventuel spin-off sur la jeunesse de Lily pour nous sortir, un instant, de la torpeur. Si l’on peut se permettre un conseil : 25 épisodes, c’est vraiment trop.
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