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True Blood
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1x12 - Bilan saison 1

Les attentes : Après Six Feet Under, on attendait la nouvelle série d'Alan Ball dans un état de surexcitation avancé. Trois ans après le final sublime de ce chef d'oeuvre de la télévision, le scénariste nous est revenu – toujours sur HBO – le coeur léger et l'humeur badine avec son envoûtant True Blood. Une question se pose : une histoire de vampires peut-elle apaiser notre inextinguible soif de qualité ?

Le bilan : Adapté des romans à succès de Charlaine Harris, True Blood nous fait découvrir Bon Temps, petite bourgade perdue en plein coeur d'une Louisiane qui se donne peu à voir sur lesécrans. Bon Temps se veut un petit havre de paix jusqu'à l'arrivée des vampires, qui vivent parmi les humains depuis que le sang synthétique Tru Blood permet de se passer de plasma humain. L'un d'eux, Bill Compton (Stephen Moyer), en s'installant dans la petite ville fait la rencontre de la jeune Sookie Stackhouse (Anna Paquin), douée de télépathie.
Cela sonne un peu niais à la lecture. On se pose encore la question de la niaiserie en observant la ronde de ces Roméo et Juliette, amants interdits, avec ce héros aux dents pointus et sa belle aux yeux toujours écarquillés. Mais il est des questions qu'il vaut mieux arrêter de se poser. À l'image de son générique qui sonne comme une invitation à une transe fiévreuse avec son refrain lascif ("I wanna do bad things with you"), True Blood est un objet purement organique. Tout n'y est que désir, addiction, sensualité, érotisme, éveil des sens et instincts exacerbés... Elle ne vous épargne aucune effluve de bière tiède, ni de sueur. Elle vous donne le goût de l'interdit. True Blood ne cherche pas à séduire par un trait d'esprit mais plutôt à réveiller une bestialité muselée par la bienséance. Le show (r)allume l'assistance pour questionner l'essence même des êtres et une fois éveillés, c'est un discours plus social qui prend place.
Mais pour en savoir plus sur cet obscur objet du désir, découvrir comment Alan Ball s'est approprié les codes vampiriques pour les réinventer, rendez-vous dans le prochain numéro de Générique(s) qui passe la série sur Le Grill, s'entretient avec le créateur du show, Alan Ball himself, et avec le ténébreux Stephen Moyer.

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